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DÉMARCHE ARTISTIQUE

Véronique Bourlon envisage la photographie comme un lieu de l’expérience de soi.

Dans ses travaux, elle fait appel tant à l’inconscient des images qu’à celui de chacun et s’attache à créer des paysages mentaux qui s’inscrivent dans le mouvement des corps, du végétal, voire de l’inanimé – éternel recommencement ou éternel retour.

Dans ses images, les passions humaines sont au premier plan, et les atmosphères oscillent entre proximité et étrangeté. Comme dans un rêve où la réalité énigmatique se révèle pourtant très présente pour les protagonistes.

Retour sur soi, questionnement sur l’être, impermanence du monde : Véronique Bourlon convoque l’onirique qui met à nu notre intériorité face à ces interrogations. Elle traverse, dans cette temporalité qui s’érode, l’émerveillement, la volupté, les peurs, la perte, l’inconnu. Autant de failles qui affleurent avec une certaine inquiétude dans bien de ses photos.

Véronique Bourlon laisse s’ouvrir les sensations, les émotions, les perceptions. Par un jeu d’apparition et de disparition, parfois dans un noir profond, le regard et l’imaginaire du spectateur sont toujours stimulés dans une lente et profonde immersion.

BIOGRAPHIE

Véronique Bourlon est une artiste visuelle. Elle vit et travaille à Paris.

Après des études de commerce et un master en gestion des entreprises culturelles à Paris-Dauphine, Véronique Bourlon choisit tout d’abord une voie théâtrale. Elle est comédienne, puis dramaturge et metteuse en scène pendant une dizaine d’années, avant de s’engager à partir de 1996 dans des structures culturelles ou pôles artistiques qu’elle coordonne, administre ou dirige (compagnie de théâtre, festival de littérature, société d’auteurs…). Parallèlement à sa carrière, elle ne cesse d’écrire. Une de ses pièces, La Sieste, est publiée en 2005. Depuis 2020, elle poursuit sa pratique artistique et s’attache à l’écriture visuelle grâce au médium photographique.

​Sa première série, Les fleurs du mal, née pendant le premier confinement, donne à voir des photographies de fleurs cadrées au plus serré, comme traquées. Son regard singulier explore un monde changeant, des émotions troubles, une nature ambivalente. Remarquée par 9 Lives magazine au printemps 2020, elle publie, à la sortie du confinement, un livre aux éditions du Bec en l’air. Une première présentation se tient à la New Galerie à Paris en juillet 2020, puis une exposition au Salon dans la cour, toujours à Paris en 2021.

​Elle continue avec deux séries photographiques, poursuivant son exploration du motif floral qu’elle relie à l’intime, en 2021, avec Zone tropicale et En ton absence.

 À la suite, elle réalise un film d’artiste au croisement de la photographie et du cinéma expérimental. Elle se sert de ses images de fleurs comme d’une matière vivante, qu’elle enchevêtre à une création sonore inattendue. Lose yourself with me est son premier film. Il est projeté et diffusé aux Nuits photo à Paris, à la Holy Art Gallery à Londres, au festival Côté court à Pantin et au Festival du regard à Cergy-Pontoise en 2021 et 2022.

 Actuellement, Véronique Bourlon travaille à deux nouveaux projets : Nuit close, un travail photographique nocturne et Les Arènes, une chronique multimédia au long cours. 

PROJECTIONS

Lose yourself with me

> Festival du regard, Cergy-Pontoise, octobre 2022

> Soirée Bloom, Régal, Montpellier, juin 2022

> Festival Côté court, Pantin, juin 2022

> New Horizons, The Holy Art Gallery, Londres, février 2022

> Festival Les Nuits photo, Paris, novembre 2021

EXPOSITIONS

Les fleurs du mal

> Le Salon dans la cour, Paris, septembre 2021

> New Galerie, Paris, juillet 2020

ÉDITION

> Les fleurs du mal, Le Bec en l'air, juillet 2020 (édition hors commerce)

LA PRESSE EN PARLE...

> Carte blanche à Marion Scemama : Véronique Bourlon, naissance d’un geste photographique,

9 Lives magazine, juin 2020

A retrouver ici.

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