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DÉMARCHE ARTISTIQUE

Véronique Bourlon envisage la photographie et le cinéma expérimental comme un lieu d’expérience de soi : faire place à ce qui appelle, suivre une sensation, laisser l’image faire son travail. Un champ s’ouvre, dans un glissement. Le regard se décale, les contours vacillent. L’émotion circule, sans se laisser réduire à des mots. Son geste consiste à laisser advenir une forme, avec une attention aux failles, aux seuils, à ce qui se dérobe.

Longtemps, cette attention s’est déposée dans le végétal, le minéral, des textures travaillées par l’éclat, la transparence et la fluidité : des formes souvent non identifiables, ouvertes, qui laissent au spectateur le temps d’entrer dans ces paysages mentaux. Aujourd’hui, elle s’inscrit dans un réel plus frontal : la famille, une « géographie » intime de places, d’affects et de règles tacites.

En parallèle, ses films d’artiste, ancrés dans le cinéma expérimental,  prolongent la photographie : l’image prend le temps. Elle se monte, se dilate, se stratifie ; elle respire, parfois s’efface dans le noir, puis revient autrement. L’image, la durée et le son laissent monter une charge plus sensuelle, parfois érotique. Le film déplace l’expérience, sans rompre le fil du regard.

Photographies et cinéma expérimental se rejoignent dans ce point de tension : au plus près du réel, Véronique Bourlon accueille le trouble ; l’étrange s’y glisse, à bas bruit.

BIOGRAPHIE

Véronique Bourlon est une artiste visuelle. Elle vit et travaille à Paris.

Après des études de commerce, Véronique Bourlon choisit tout d’abord une voie théâtrale. Elle est comédienne, puis dramaturge et metteuse en scène pendant une dizaine d’années, avant de s’engager à partir de 1996 dans des structures culturelles ou pôles artistiques qu’elle coordonne, administre ou dirige. Parallèlement, elle ne cesse d’écrire. Depuis 2020, elle poursuit sa pratique artistique et s’attache à l’écriture visuelle grâce aux médiums photographique et cinématographique.

​Sa première série, Les fleurs du mal, donne à voir des photographies de fleurs cadrées au plus serré, comme traquées. Son regard singulier explore un monde changeant, des émotions troubles, une nature ambivalente. Remarquée par 9 Lives magazine au printemps 2020, elle publie, à la sortie du confinement, un livre aux éditions du Bec en l’air. Une première présentation se tient à la New Galerie à Paris en juillet 2020, puis une exposition au Salon dans la cour, toujours à Paris en 2021.

​Elle continue avec deux séries photographiques, poursuivant son exploration du motif floral qu’elle relie à l’intime, en 2021, avec Zone tropicale et En ton absence.

 À la suite, elle réalise un film d’artiste au croisement de la photographie et du cinéma expérimental. Elle se sert de ses images de fleurs comme d’une matière vivante, qu’elle enchevêtre à une création sonore suggestive. Lose yourself with me est son premier film. Il est projeté et diffusé aux Nuits photo à Paris, à la Holy Art Gallery à Londres, au festival Côté court à Pantin et au Festival du regard à Cergy-Pontoise en 2022, au Festival international de Films de femmes de Créteil, à la Cinémathèque française en 2023, aux Rencontres Internationales Traverse en 2024, enfin aux Rencontres d'Arles avec On Stage Photography en 2025. 

Elle poursuit son travail photographique avec une nouvelle série Songes d'une nuit d'été, en 2023 - le basculement des parcs urbains la nuit tombée lorsque personnages et nature se dissolvent dans les peurs archaïque de la nuit. Elle finalise en 2024 deux projets,  Le baiser, un nouveau film expérimental, sur le trouble du désir entre femmes, qui trouve sa première diffusion aux Rencontres internationales Traverse à Toulouse et au Festival de Cine Experimental de Bogotà, Colombie en 2025, ouis au Paris Independent Film Festival et Extases, une installation "florale" spécialement créée pour les Promenades photographiques de Blois à l'été 2024, au Pavillon Anne de Bretagne. 

En 2024, elle reçoit le Prix MPB & On Stage Photography, pour une photographie vivante, avec sa série Songes d'une nuit d'été

A l'été 2025, elle participe à deux projections organisées par On Stage Photography aux Rencontres d'Arles. 

PROJECTIONS 

Le baiser

> Paris Independent Film Festival, Paris, 2025

> Festival de Cine Experimental de Bogotà CineAutopsia, Colombie, 2025

> Rencontres Internationales Traverse, Toulouse, 2025

Lose yourself with me

> On Stage Photography, Rencontres d'Arles, 2025

> Promenades photographiques, Blois, 2024

> Rencontres Internationales Traverse, Toulouse, 2024

> Cinémathèque française, Paris, 2023

> Festival international de films de femmes, Créteil, 2023

> Festival du regard, Cergy-Pontoise, 2022

> Soirée Bloom, Montpellier, 2022

> Festival Côté court, Pantin, 2022

> The Holy Art Gallery, Londres, 2022

> Festival Les Nuits photo, Paris, 2022

EXPOSITIONS 

* exposition collective

Aire de famille I Mes parents ou l'innocence queer *

> Les Magasins généraux, Paris, 2026

De Moi à Soi [Autoportrait] *

> Le Pangolin, Marseille, 2024

Songes d'une nuit d'été 

> On Stage Photography, Rencontres d'Arles, 2025 *

> Promenades photographiques, Blois, 2024

Les fleurs du mal

> Le Salon dans la cour, Paris, 2021

> New Galerie, Paris, 2020 *

INSTALLATION

Extases

> Promenades photographiques, Blois, 2024

PRIX

Songes d'une nuit d'été 

> Prix MPB & ON STAGE PHOTOGRAPHY, Arles, 2024

ÉDITION

> Les fleurs du mal, Le Bec en l'air, 2020 (édition hors commerce)

LA PRESSE EN PARLE...

> Carte blanche à Marion Scemama : Véronique Bourlon, naissance d’un geste photographique

9 Lives magazine, 2020

A retrouver ici.

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